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Réaction retardée d’Israël aux menaces de Sayed Nasralla

Après être resté silencieux pendant une semaine, Israël a finalement décidé de réagir aux menaces du secrétaire général du Hezbollah libanais. Les propos de Sayed Hassan Nasrallah ont fonctionné : Israël tente de remettre en cause la puissance balistique de la Résistance libanaise, dont le leader avait récemment menacé Israël avec des missiles de précision plus puissants.

Après le discours du 31 mai du leader de la Résistance libanaise, dans lequel il avait mis en garde Israël et les États-Unis contre toute menace à l’égard de l’Iran, Israël tente de remettre en cause la puissance balistique du mouvement de résistance libanais.

Dans ce cadre, le directeur du renseignement militaire, le major général Tamir Heyman, a prétendu que les missiles du Hezbollah n’étaient guère précis. Cela signifie que les propos du leader du Hezbollah libanais ont eu l’effet qu’il fallait.

Le vendredi 7 juin, l’édition en ligne du journal Al-Akhbar a publié un commentaire sur la réaction retardée d’Israël aux propos qu’a formulés Sayed Nasrallah à l’occasion de la journée de Qods, il y a une semaine.

Le quotidien fait allusion au début à la confusion des responsables israéliens après le discours de Nasrallah et écrit à ce propos: « Il n’est pas surprenant qu’Israël soit confus au sujet de ce que le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a déclaré à propos des missiles de précision, en particulier en ce qui concerne la menace de construire des usines de production de missiles de précision en réponse à la pression continue des États-Unis à cet égard. Il n’était encore pas surprenant que cette confusion ait été exprimée par le chef des services de renseignements militaires, le major général Tamir Heyman, qui a prétendu que « selon notre compréhension des capacités antimissiles du Hezbollah, ce n’est pas vraiment exact ». »

« Et l’importance de cette position tient à ce que Heyman est le responsable direct du dossier consacré à l’évaluation des capacités balistiques de la Résistance libanaise, dossier qui fait partie des plus importants suivis par cet appareil. L’annonce par Nasrallah de ses capacités et de sa volonté de construire des usines a porté un coup direct aux services de renseignements militaires, dont le travail consiste à estimer les intentions et les capacités du Hezbollah », poursuit le journal libanais.

Selon l’analyse de l’auteur, les menaces de Nasrallah ont eu les effets qu’il fallait, d’autant plus qu’« il semble que tous les responsables du renseignement militaire, y compris l’ensemble des forces de sécurité israélienne, aient été giflés par Nasrallah. »

Selon le journal, c’est ainsi que Heyman a choisi la politique consistant à faire face à la réalité en la niant.

Le commentateur d’Al-Akhbar ajoute par ailleurs : « Suite au discours de Hayman devant la conférence du Centre du patrimoine du renseignement organisé dans le cadre de l’exposition des armements “ISDEF” à Tel-Aviv, il est clair maintenant que ce que Nasrallah avait annoncé sera abordé lors des discussions des organes de décision politique et de sécurité d’Israël. »

Il semble que Heyman avait conclu, lors de son discours, à la nécessité de contenir les effets de ces messages dans un moment où les États-Unis tentent d’exploiter les discussions avec le Liban sur la démarcation de la frontière entre ce pays et la Palestine occupée pour s’occuper de la question des missiles du Hezbollah qui menacent la sécurité d’Israël.


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